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Villages d’enfants

jeudi 22 janvier 2009

 

 

Notre objectif

La pauvreté est injuste et inhumaine. La mission des parents, la faim, la maladie, la survie dans les rues sans abri, la manipulation par les adultes, la combinaison de tout ça est l’injustice absolue.

Combien de fois, en les regardant, nous nous prenons à rêver leur naissance dans un milieu normal, chaud et confortable! Alors, jamais ils auraient eu le dégoût de la vie, ni ce durcissement par la violence, ni cette désespérance qui vrille le coeur.

Inhumaines ces vies de pauvres, qui si jeunes passent dans les antres ou orphelinats avec d’inombrables éducateurs ou vivent dans les taudis. Ils ne désirent qu’une chose : s’accorder à quelqu’unIls ne rêvent que d’être enfin quelqu’un pour quelqu’un; Rêve jusque là irréalisable.

Seul l’amour et la fraternité sont les deux fruits d’une société humaine et juste :

  • Juste si elle offre à chacun sa chance,
  • Juste si chacun peut participer à la construction d’une vie plus humaine,
  • Juste si notre diversité est reconnue ,
  • Juste si on encourage tout ce qui va vers la connaissance.

 C’est l’objectif d’être humain.

 

La réinsertion

 

A.  Vouloir.

Pour quitter ces lieux de débauche “Enfants du silence” a choisi une délocalisation totale vers la nature. Là, ils devront “BATIR” quelque chose de sain, quelque chose à eux, pour eux, et qui serait autrement plus construtif que de les placer dans des institutions policières et bureaucratisées où leurs jeux se résument à vandaliser les locaux sordides dans lesquels ils ont été placés de force.

A travers la construction de leurs fermes, ils arriveront à vouloir devenir des bâtisseurs par leurs mains et avec leurs coeurs. Le chef de chantier, les hommes de metiers et le personnel d’encadrement des accueillerons et leur donneront le dynamisme suffisant sans leur travail afin de les encourager à se construire un avenir solide. Ils devront tâcher de transformer l’habilité de leurs mains expertes, qui jusqu’àlors servaient à démontrer des serrures, à trafiquer les câbles de démarrages de voitures, en l’outil de leur avenir.

C’est l’objectif de vouloir bâtir. 

 

B. Pourquoi le village

 

Pourquoi?

  • Parce qu’ils vivent dans la violence,
  • Parce qu’ils étouffent,
  • Parce que pour eux la vie est un enfer, une prison, un cloaque nauséabond.

Ils sont des rats livrés à eux-mêmes dans des villes qui les fascinent et qui les tuent.

Leur vie n’est qu’une succession de fugues violentes où tout est permis pour survivre refusant toute règle. En déroute, la rue leur procure des combines louches, des larcins, la prostitution ou encore les drogues, et dont la finalité est le plus souvent une arrestation suivie de la prison.

 ”texte écrit par le père Gilbet”

Fondation Windisch-Graetz, Projets , , ,